Le grand père de mon époux, Louis Ozenda nait en 1903 à Sospel. Il est trop jeune pour la grande guerre.
Son père est mobilisé en 14 et fera toute la guerre avec visite guidée sur les meilleurs morceaux, Chemin des Dames, Verdun, etc...
Pour autant, il faut faire marcher la ferme. Louis va devoir travailler dur avec sa mère. C'est une ferme qui vit presque en autarcie, seul le sel et les produits manufacturés sont achetés. Ce sera encore le cas dans les années 50.
Le terrain, ce sont des "planches", des terrasses à flanc de montagne. Mais Louis est fort, on le surnomme "Béléou", le bélier. Il fait partie de ces garçons qui ont déjà la taille d'un homme vers 13-14 ans. A son incorporation, il mesure 1,77 m, ce qui est grand à cette époque et dans cette région.
Quand son père revient, il va s'embaucher comme mineur pour creuser le tunnel ferroviaire qui relie Sospel à l'Escarène.
A 20 ans, il part faire son service militaire dans l'artillerie, Il occupera la Ruhr et les pays rhénans. A 22 ans, il s'engage dans la gendarmerie, il devient élève garde à cheval à la Garde républicaine. Ambitieux, et devenu père de famille nombreuse (5 enfants), il va passer son certificat d'études pour adultes et finira sa carrière de Garde républicain comme Maréchal des logis chef.
A l'époque, le garde républicain faisait du maintien de l'ordre. Le grand père parlait des émeutes de 34 et avait été choqué que les manifestants tentent de trancher les jarrets des chevaux.
samedi 7 juin 2014
vendredi 6 juin 2014
F comme Frères, destin tragique
Aujourd'hui, je vais vous parler de la famille de mon époux. Son AAGP, Louis-Dominique Ozenda est décédé à 44 ans, le 14 mars 1877 à Sospel dans les Alpes Maritimes. Il laisse une veuve, Catherine Saramito enceinte jusqu'aux yeux qui accouchera en juin de l'AGP de mon mari. Elle a déjà 3 enfants âgés de 13, 11 et 5 ans.
Triste histoire qui devient encore plus triste quand je découvre que le frère de Louis-Dominique, Joseph, 33 ans, en pleine force de l'âge est décédé quatre jours plus tard.
Ce sont des hommes faits, des paysans durs à la tâche, pas de fragiles créatures qu'une épidémie peut faucher sans en emporter de plus jeunes.
Alors, accident, bagarre, drame familial ? Je ne sais... Ces décès successifs m'interrogent et je n'ai pu trouvé trace de la cause de leurs décès.
Triste histoire qui devient encore plus triste quand je découvre que le frère de Louis-Dominique, Joseph, 33 ans, en pleine force de l'âge est décédé quatre jours plus tard.
Ce sont des hommes faits, des paysans durs à la tâche, pas de fragiles créatures qu'une épidémie peut faucher sans en emporter de plus jeunes.
Alors, accident, bagarre, drame familial ? Je ne sais... Ces décès successifs m'interrogent et je n'ai pu trouvé trace de la cause de leurs décès.
jeudi 5 juin 2014
E comme Eclipse de mémoire
Quand on commence en généalogie, il est bien recommandé de récapituler tous les éléments connus afin d'avoir une base pour nos recherches.
Hélas, je me suis aperçue que certains éléments sont connus mais mis de côté dans les tréfonds de notre mémoire, une éclipse quoi !
Ayant peu d'éléments sur mon AGP Jean Teixier, sa date et son lieu de naissance uniquement, le tout avec des archives Bordelaises qui ne veulent pas envoyer d’acte par courrier, je le notai simplement dans mon arbre sur Généanet, puis, je passai sur une autre branche.
Quelque temps plus tard, je reçus un message émanant de la petite nièce de la ... seconde épouse de mon AGP.
Et là, tout m'est revenu d'un coup. J'avais 7 ans quand il est décédé, et j'entendais ma mère s'énerver car il avait tout organisé pour que tous ses biens aillent à sa seconde épouse de 20 ans plus jeune que lui.
J'avais totalement oblitéré ce remariage.
Je rajoute que la personne qui m'avait envoyé ce message m'a transmis des papiers qui m'ont permis d'avancer considérablement dans mes recherches, les passeports de mon AGP et de mon AGM dans les années 30 et le livret militaire de mon AGP avec le nom de ses parents et la mention d'un frère, ce qui m'a permis de retrouver des cousins, et des photos également.
Je ne la remercierai jamais assez.
Hélas, je me suis aperçue que certains éléments sont connus mais mis de côté dans les tréfonds de notre mémoire, une éclipse quoi !
Ayant peu d'éléments sur mon AGP Jean Teixier, sa date et son lieu de naissance uniquement, le tout avec des archives Bordelaises qui ne veulent pas envoyer d’acte par courrier, je le notai simplement dans mon arbre sur Généanet, puis, je passai sur une autre branche.
Quelque temps plus tard, je reçus un message émanant de la petite nièce de la ... seconde épouse de mon AGP.
Et là, tout m'est revenu d'un coup. J'avais 7 ans quand il est décédé, et j'entendais ma mère s'énerver car il avait tout organisé pour que tous ses biens aillent à sa seconde épouse de 20 ans plus jeune que lui.
J'avais totalement oblitéré ce remariage.
Je rajoute que la personne qui m'avait envoyé ce message m'a transmis des papiers qui m'ont permis d'avancer considérablement dans mes recherches, les passeports de mon AGP et de mon AGM dans les années 30 et le livret militaire de mon AGP avec le nom de ses parents et la mention d'un frère, ce qui m'a permis de retrouver des cousins, et des photos également.
Je ne la remercierai jamais assez.
mercredi 4 juin 2014
D comme Déserteur
Hier, je vous parlais de mon grand père David Hermann Gunsberg.
Il a rencontré ma grand mère Jeanne Teixier pendant la guerre de 14-18. D'après la légende familiale, étant étudiant en médecine, il était alors brancardier. Elle était bachelière et institutrice.
Quand la mère de David apprit qu'il voulait épouser une non-juive, elle fut tellement furieuse qu'elle entreprit d'attendre la jeune institutrice à la sortie de l'école et de la vitrioler. Ce qu'elle fit...
Mais Teixier ou Texier est un nom courant, et ce fut une homonyme qui eut le malheur de se trouver là. L'affaire finit devant un commissaire, mais on ne voulut pas incriminer la mère d'un combattant sur le front.
Mon grand père et ma grand mère prirent peur et mon grand-père déserta et s'enfuit avec ma grand mère en Espagne, à Barcelone où ma mère naquit en Janvier 1919. Mon grand père étant de la classe 1913, je suppose qu' il avait fait presque toute la guerre avant de déserter par amour.
Si quelqu'un avait l'occasion, j'ai les coordonnées de sa fiche matricule à Paris :
matricule registre militaire 2679 - 1er bureau -D3R1 229 - page 10
Mes grands parents ne rentrèrent en France que dans les années 30.
Il a rencontré ma grand mère Jeanne Teixier pendant la guerre de 14-18. D'après la légende familiale, étant étudiant en médecine, il était alors brancardier. Elle était bachelière et institutrice.
Quand la mère de David apprit qu'il voulait épouser une non-juive, elle fut tellement furieuse qu'elle entreprit d'attendre la jeune institutrice à la sortie de l'école et de la vitrioler. Ce qu'elle fit...
Mais Teixier ou Texier est un nom courant, et ce fut une homonyme qui eut le malheur de se trouver là. L'affaire finit devant un commissaire, mais on ne voulut pas incriminer la mère d'un combattant sur le front.
Mon grand père et ma grand mère prirent peur et mon grand-père déserta et s'enfuit avec ma grand mère en Espagne, à Barcelone où ma mère naquit en Janvier 1919. Mon grand père étant de la classe 1913, je suppose qu' il avait fait presque toute la guerre avant de déserter par amour.
Si quelqu'un avait l'occasion, j'ai les coordonnées de sa fiche matricule à Paris :
matricule registre militaire 2679 - 1er bureau -D3R1 229 - page 10
Mes grands parents ne rentrèrent en France que dans les années 30.
mardi 3 juin 2014
C comme CAUX Louis Ernest Joseph
Histoire de pas faire mentir @benetit92 mon seul rapport avec la Meuse, mon grand oncle :
CAUX Louis Ernest Joseph, mort pour la France, tué à l'ennemi, d'un coup de feu
CAUX Louis Ernest Joseph, mort pour la France, tué à l'ennemi, d'un coup de feu
C Comme Camp d'extermination
Mon grand père maternel, David Hermann Gunsberg, était juif.
Selon la légende familiale, ses parents avaient fui la Roumanie et ses pogroms au siècle dernier, à pieds, et ils avaient tant marché qu'ils en avaient usé leurs souliers et étaient arrivé pieds nus à Paris. Ils s'étaient installé dans la plus profonde misère au début, s'y étaient mariés et avaient fait des enfants, David, Blanche et Félix.
Quelques années plus tard, mon grand père était tombé amoureux d'une française protestante et devant l'opposition de sa famille avait rompu avec eux.
En juillet 1942, il vivait à Nice, sous le nom de jeune fille de ma grand mère, Teixier.
A Paris, le 16 juillet, c'était la rafle du Vél d'Hiv. Son frère, sa belle sœur, sa nièce qui avait 20 ans furent pris et envoyés au Camp de Pithiviers d'où ils furent envoyés à Auschwitz par le convoi n° 35 le 21/09/1942. En 1944, Blanche, son époux et sa fille de 14 ans furent déportés de Toulouse où ils s'étaient réfugiés et subirent le même sort.
Dans les années 60, ma mère, désireuse de retrouver ses racines fit des recherches pour renouer avec cette famille dont elle ne savait pas grand chose. Vous imaginez sa douleur que je partageais !
J'ai eu depuis une très forte surprise. Sur le mémorial de la Shoah, quelqu’un a pris la peine de poster des photos de la cousine de ma mère qui avait 20 ans.
Selon la légende familiale, ses parents avaient fui la Roumanie et ses pogroms au siècle dernier, à pieds, et ils avaient tant marché qu'ils en avaient usé leurs souliers et étaient arrivé pieds nus à Paris. Ils s'étaient installé dans la plus profonde misère au début, s'y étaient mariés et avaient fait des enfants, David, Blanche et Félix.
Quelques années plus tard, mon grand père était tombé amoureux d'une française protestante et devant l'opposition de sa famille avait rompu avec eux.
En juillet 1942, il vivait à Nice, sous le nom de jeune fille de ma grand mère, Teixier.
A Paris, le 16 juillet, c'était la rafle du Vél d'Hiv. Son frère, sa belle sœur, sa nièce qui avait 20 ans furent pris et envoyés au Camp de Pithiviers d'où ils furent envoyés à Auschwitz par le convoi n° 35 le 21/09/1942. En 1944, Blanche, son époux et sa fille de 14 ans furent déportés de Toulouse où ils s'étaient réfugiés et subirent le même sort.
Dans les années 60, ma mère, désireuse de retrouver ses racines fit des recherches pour renouer avec cette famille dont elle ne savait pas grand chose. Vous imaginez sa douleur que je partageais !
J'ai eu depuis une très forte surprise. Sur le mémorial de la Shoah, quelqu’un a pris la peine de poster des photos de la cousine de ma mère qui avait 20 ans.
Lucienne Gunsberg
lundi 2 juin 2014
B comme BEDU
Louis BEDU est le grand père de ma grand mère paternelle.
Il est né à Sancergues dans le Cher, le 26 février 1844, fils de Louis, journalier et d'Anne Duchesne.
Il se marie le 7 novembre 1866 avec Annette Lacoste à Jouet sur l'Aubois, toujours dans le Cher. Il est alors couvreur. elle est couturière. Ils ont déjà un enfant naturel, Jacques, né en 1863, qu'ils légitiment. Une petite Julie leur nait à l'été 1867 mais Annette décède en janvier 1868.
Dans le recensement de 1872 les petits sont chez leurs grands parents maternels à Jouet sur l'Aubois.
Je n'ai pas trouvé trace de remariage jusqu'à présent, même si je pense qu'il est probable.
Julie se marie le 16 octobre 1893 et à cette date le père et la fille sont domiciliés à Briare dans le Loiret et Louis est alors employé de chemin de fer.
La première fois que j'ai vu le nom de Louis BEDU, je ne savais pas qu'il s'agissait d'un ancêtre.
Il était présent lors de la déclaration de naissance de mon père (son arrière petit-fils) à Nordausque dans le Pas-de-Calais, comme témoin, retraité des Chemins de fer, en 1920.
Il est né à Sancergues dans le Cher, le 26 février 1844, fils de Louis, journalier et d'Anne Duchesne.
Il se marie le 7 novembre 1866 avec Annette Lacoste à Jouet sur l'Aubois, toujours dans le Cher. Il est alors couvreur. elle est couturière. Ils ont déjà un enfant naturel, Jacques, né en 1863, qu'ils légitiment. Une petite Julie leur nait à l'été 1867 mais Annette décède en janvier 1868.
Dans le recensement de 1872 les petits sont chez leurs grands parents maternels à Jouet sur l'Aubois.
Je n'ai pas trouvé trace de remariage jusqu'à présent, même si je pense qu'il est probable.
Julie se marie le 16 octobre 1893 et à cette date le père et la fille sont domiciliés à Briare dans le Loiret et Louis est alors employé de chemin de fer.
La première fois que j'ai vu le nom de Louis BEDU, je ne savais pas qu'il s'agissait d'un ancêtre.
Il était présent lors de la déclaration de naissance de mon père (son arrière petit-fils) à Nordausque dans le Pas-de-Calais, comme témoin, retraité des Chemins de fer, en 1920.
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